Yves Parlier

Yves Parlier est né le 14 novembre 1960. Marié et père de deux enfants, il vit à Arcachon.

Ingénieur en matériaux composites, c’est sa passion pour la voile qui l’a conduit à en faire son métier. En 1985, à vingt-quatre ans, il remporte sur son propre bateau la Mini-Transat, puis en 1991 la Solitaire du Figaro. En 1992, lors de sa première participation au Vendée Globe, il arrive quatrième après avoir démâté. Il gagne cette même année la Transat Anglaise catégorie monocoques. Les victoires s’enchaînent. 1993, il remporte la Route du Café. 1994, c’est au tour de la Route du Rhum. En 1997 avec Eric Tabarly, ils finissent premiers de la Transat Jacques Vabre, décrochant par-là même le record de l’épreuve. Puis c’est la Route de l’Or en équipage en 1998 et la Course de l’Europe en 1999. Passionné de sports extrêmes et de montagne, Yves fait du parapente. En 1998, en essayant une nouvelle voile, c’est l’accident. Une chute de 200 mètres : tibia, péroné et hanche sont fracturés, le nerf sciatique est touché.

Yves, fidèle à ses convictions, n’abandonne pas. Il se reconstruit épaulé par une équipe solidaire. Son but, courir de nouveau le Vendée Globe, l’Everest des Mers. Le 5 novembre 2000, il est sur la ligne de départ aux Sables d’Olonne. Yves ne cherche plus seulement à gagner cette course. Il veut d’abord aller au bout d’un rêve, réaliser son devoir de marin. «Seule la victoire est belle…» disait Michel Malinovsky, skipper de la première Route du Rhum. Yves Parlier, lui, préfère la philosophie d’un Bernard Moitessier, pour qui «seule l’aventure est belle». Et celle-ci tiendra presque du miracle. Après trois semaines en tête de la course, il démâte au large des Kerguelen. Hors de question d’abandonner. La baie de l’île Stewart accueille Aquitaine Innovations et son skipper pour deux semaines de réparation. Le mât réparé, Yves Parlier repart, déterminé à finir cette boucle. Le 16 mars 2001, au bout de 126 jours, 23 heures et 16 minutes de course, Yves franchit la ligne d’arrivée, 13e au classement, mais vainqueur sur lui-même et dans le cœur des Français.

Le 14 juillet 2002, son courage a été honoré par la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur. Yves Parlier est, à l’image d’Eric Tabarly, un skipper visionnaire qui participe à l’évolution de la voile de haut niveau. Il est à l’origine de nouvelles solutions efficaces dans des domaines aussi variés que l’architecture navale, l’utilisation de matériaux composites, ou la mise au point de systèmes d’aide à la navigation. La rapidité avec laquelle les transferts de technologie se sont opérés vers d’autres projets prouve la pertinence de ses choix et son esprit d’innovation. En 2000, après dix années de compétition en monocoque, Yves Parlier se tourne vers de nouvelles aventures en revenant à ses premières amours : les multicoques.

Avec son équipe, ils ont développé un nouveau concept de bateau, les hydraplaneurs, en adaptant au multicoque, le principe des coques à redans, issu des hydravions.

Le premier hydraplaneur catamaran de 60 pieds, Médiatis Région Aquitaine, construit au Chantier Naval de Larros, sur le Bassin d’Arcachon, a participé aux principales courses transatlantiques. En 2006, Yves Parlier remporte à son bord le record de distance parcourue en 24 heures, en équipage puis en solitaire.

En 2007 c’est tout naturellement qu’Yves Parlier s’oriente vers un projet de traction par énergie 100% naturelle et renouvelable. Innover avec des solutions plus respectueuses de la nature, voici la préoccupation qu’Yves Parlier souhaite partager avec cette aventure.

Innovateur, amoureux du travail bien fait, exemple de rigueur et de volonté, Yves Parlier a su tout au long de sa carrière apporter la preuve par ses actions, sa personnalité et ses ressources, que sciences, industries, technologies et innovations peuvent rimer avec rêve, liberté, nature, respect des hommes et de l’environnement.